Naissance de Marie

Naissance de Marie - Sa virginité dans la Pensée éternelle du Père.

( Résumé )

Résumé du récit de la Nativité de Marie tel qu'il apparaît dans L'Évangile tel qu'il m'a été révélé de Maria Valtorta :



EMV 5 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-007.htm

Depuis plusieurs semaines, une chaleur écrasante accable la Galilée. La terre est desséchée, les cultures souffrent, et même les arbres du jardin de Joachim et d'Anne portent les marques de la sécheresse.

Anne, arrivée au terme de sa grossesse, quitte lentement le jardin potager, soutenue par une parente. Fatiguée par la chaleur, elle conserve pourtant une paix intérieure extraordinaire.

Alors que Joachim travaille à irriguer ses cultures avec l'eau de sa source, Anne lui confie l'état singulier de son âme. Elle ne ressent ni angoisse ni souffrance, mais une joie profonde et surnaturelle, semblable à celle des grands justes de l'Ancien Testament lorsqu'ils furent visités par Dieu. Une intuition mystérieuse lui fait pressentir la grandeur de l'enfant qu'elle porte. Les paroles du cantique de Tobie résonnent dans son cœur comme une prophétie concernant celle qui va naître. Anne a le sentiment que cette enfant sera liée d'une manière unique aux desseins de Dieu et au salut d'Israël.

Pendant qu'ils regagnent la maison, le ciel change brusquement. Les nuages s'amoncellent, le vent se lève, et une violente tempête éclate. Les éclairs déchirent le ciel tandis que la pluie tant attendue se déverse enfin sur la terre assoiffée. Au même moment, l'heure de l'enfantement arrive.

Contrairement aux craintes de Joachim, tout se déroule dans une paix étonnante. Anne ne souffre pas. Les femmes qui l'assistent constatent avec émerveillement la facilité de cette naissance. Tandis que la tempête fait rage à l'extérieur, l'enfant vient au monde dans le calme et la sérénité.

Puis survient l'instant décisif. Au moment où le premier vagissement de l'enfant se fait entendre, l'orage cesse soudainement. Un immense arc-en-ciel apparaît dans le ciel purifié. Une étoile d'une éclatante beauté brille déjà alors que le soleil n'est pas encore couché, tandis qu'une lune d'une splendeur inhabituelle se montre également. Tous contemplent ces signes avec admiration, comme si la création elle-même célébrait l'événement.

Les femmes présentent alors la petite Marie. Le récit insiste longuement sur sa beauté exceptionnelle : son teint d'ivoire délicatement rosé, ses cheveux très clairs semblables à un miel blond, ses yeux couleur du ciel, la perfection de ses traits, de ses mains et de ses pieds minuscules. Tout en elle exprime une pureté unique. Aux yeux de la visionnaire, cette enfant est déjà marquée par l'Immaculée Conception : elle est le seul cœur humain totalement exempt de toute tache de péché.

Joachim et Anne contemplent leur fille avec une immense tendresse. Anne, illuminée par la joie, interprète les prodiges célestes comme les signes de la mission future de son enfant. Elle lui donne le nom de Marie, qu'elle associe à la lumière, à l'étoile, à la paix et à la perle précieuse. Lorsqu'on lui rappelle que ce nom peut aussi évoquer l'amertume, Anne répond avec confiance que Dieu conduira lui-même cette enfant, et que toute amertume se transformera en douceur céleste.

La vision s'achève sur une scène de paix. Anne repose enfin auprès de sa fille nouveau-née. Après les signes du ciel et les joies de la naissance, la maison retrouve le silence. La mère et l'enfant s'endorment, tandis que commence discrètement l'histoire de celle qui deviendra la Mère du Sauveur.

Le thème central de ce passage est que la naissance de Marie apparaît comme l'aube de la Rédemption : avant même l'Incarnation du Christ, la création semble se réjouir de l'arrivée de celle qui sera l'Immaculée, le futur Tabernacle vivant de Dieu et la Mère du Messie.

EMV 5 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-007.htm

Je vois Anne qui sort du jardin potager. Elle s'appuie au bras d'une parente, sûrement, parce qu'elle lui ressemble. Elle est très grosse et paraît fatiguée peut-être aussi du fait de la chaleur, toute pareille à celle qui m'accable.

Bien que le jardin soit ombragé, pourtant l'air est brûlant, accablant. Un air à couper au couteau comme une pâte molle et chaude; tellement il est lourd, sous un ciel impitoyablement azuré, que la poussière en suspension dans l'air assombrit légèrement. Depuis longtemps ce doit être la sécheresse, parce que la terre, là où elle n'est pas arrosée, est littéralement réduite en une très fine poussière presque blanche, d'un blanc qui tend légèrement vers le rose sale tandis qu'elle est marron rouge foncé, à cause de l'arrosage, au pied des plantes ou le long des plates-bandes où poussent des rangs de légumes et autour des rosiers, des jasmins et autres fleurs et fleurettes, qui se trouvent surtout devant et en bordure d'une belle tonnelle qui coupe en deux le verger jusqu'au commencement des champs[2], dont les avoines sont récoltées. Même l'herbe du pré qui marque l'extrémité de la propriété est sèche et rase. À la limite seulement, là où se trouve une haie d'aubépine sauvage déjà toute constellée des rubis de ses petits fruits[3], l'herbe est plus verte et épaisse, et là, à la recherche de pâture et d'ombre, il y a des brebis avec un petit berger. (...)

 

Information icon

Nous avons besoin de votre consentement pour charger les traductions

Nous utilisons un service tiers pour traduire le contenu du site web qui peut collecter des données sur votre activité. Veuillez consulter les détails dans la politique de confidentialité et accepter le service pour voir les traductions.