Réponse au nouveau livre d'Alexis Maillard : "Maria Valtorta, le dossier du Vatican"
"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez." ( Matthieu 7,15 )

"Il faut sauver le soldat Guillaume"
Le 31 mai dernier ( 2025 ) est paru un livre critique à l'encontre de l'oeuvre de Maria Valtorta écrit par un certain Alexis Maillard, par lequel il compterait faire enfin connaître l'avis de l'Eglise, et expliquer pourquoi celle-ci serait censée avoir rejeté ces révélations privées - ce qui en réalité est très loin d'être le cas - .
D'emblée, l'objectif de ce livre semble assez problématique : en effet, don Guillaume Chevallier avait déjà essayé en 2020 de dénoncer ces écrits inspirés, en long et en large, se fendant de trois articles très détaillés et pointilleux, bourrés d'objections portant sur des centaines de citations de l'EMV.
Si dès lors cette première tentative de dénonciation de l'EMV avait été une réussite, pourquoi donc se mettre en peine d'en réaliser une nouvelle ? N'est-ce pas un aveu implicite de son échec ? Qu'est-ce qui justifierait autrement que l'on veuille de nouveau atteindre exactement le même but que lui - mais cette fois-ci en 300 pages - sinon parce que don Guillaume Chevallier n'avait fait qu'échouer ?
Car c'est bien là où git le lièvre... Et c'est qu'aujourd'hui,
Les articles de don Guillaume Chevallier sont morts et enterrés.
Ils n'ont pas supporté d'être exposés en pleine lumière, et ont été démontrés par de nombreuses voix comme factices. Il n'en reste rien, sinon la honte pour leur auteur de les avoir écrits, s'étant fait pour cela vertement réprimandé par sa propre hiérarchie, comme un mauvais élève.
Et cependant, lui-aussi aurait voulu exposer et justifier "l'avis négatif de l'Eglise", et contribuer de cette façon à mettre l'oeuvre de Maria Valtorta au rebut : ce fut peine perdue pour lui. Car si un mauvais arbre, une mauvaise réflexion basée sur de vulgaires sophismes portent de mauvais fruits, il n'en va pas de même pour une oeuvre tellement excellente, que même ses détracteurs les plus acharnés se trouvèrent incapables d'en décrier un seul passage de manière sérieuse.
Qui Alexis Maillard prend-il à témoin ? Tucho.
Et là encore, le projet d'Alexis Maillard apparaît on ne peut plus bancal, car celui qui se trouve chargé de l'appuyer n'est autre que Tucho - alias le cardinal Victor Manuel Fernandez - un auteur assumé de pédopornographie "douce" qui ne s'en est jamais repenti, et fut cependant mis par François à la tête du Dicastère pour la Doctrine de la Foi, donc par celui-là même qui avait protégé le père Rupnik, un jésuite violeur de nonnes slovènes, en levant son excommunication et en promouvant son "art".
Or si votre foi ne correspond pas à vos oeuvres, c'est que celle-ci est morte, comme l'enseigne l'apôtre saint Jacques. Tucho n'est pas un homme de foi, mais un homme du monde qui se moque du Christ en portant outrageusement la pourpre cardinalice. Il devrait, comme actuellement beaucoup de dignitaires ecclésiastiques en poste, être immédiatement réduit à l'état laïque pour faute grave.
Ce cloaque d'impureté, faut-il ici le préciser, n'a rien à dire sur quoi que ce soit concernant la foi catholique : c'est pourtant à ses services que l'auteur va faire appel pour se justifier, ce qui est en soit une aberration. Le fait qu'il soit à la tête d'un des plus important dicastère de l'Eglise n'y change rien : son avis est faux, s'y référer est une très lourde erreur. Un pornographe est un pornographe, et non pas un sage capable de discerner quoi que ce soit.
Fallait-il vraiment 300 pages pour un tel résultat ?
Car oui, on en reste stupéfaits : avec une telle quantité - 300 pages, et pourquoi pas 500, ou 1000 tant qu'on y est ?! - on se disait au moins que l'auteur allait pousser jusqu'au bout son analyse, notamment en ce qui concerne l'avis favorable ou défavorable que le pape Pie XII eut de l'oeuvre.
Mais pensez-vous ? Pas du tout ! L'auteur en reste uniquement à des considérations du type :
- " Le pape Pie XII était défavorable : et là-dessus, j'ai raison, parce que j'ai raison, et parce que j'ai décidé que j'avais raison. Mes adversaires valtortistes ont tort, parce qu'ils ont tort, et parce que j'ai décidé qu'ils avaient tort. Et la preuve de ma bonne foi, c'est que moi-aussi, je crois en une révélation privée non encore reconnue par l'Eglise ! ( ND d'Escorial ). "
Alors ça, c'est ce qu'on appelle "avoir des arguments", "casser la baraque", devant cela on ne peut que s'incliner, forcé de se reconnaître vaincu ! Mais de qui se moque l'auteur ? 300 pages pour ça, vraiment ?
Car ce qu'Alexis voudrait nous faire oublier par son enfumage bas de gamme, c'est que :
Si ses arguments négligent les faits, ceux des valtortistes sont par contre dûment étayés et irréfutables.
Il y a une expression qui s'appelle : "Se tirer une balle dans le pied". C'est en gros ce que Maillard a décidé de s'infliger. Car s'il n'hésite pas à mettre en lien l'excellent site de François Michel Debroise Maria-Valtorta.org en prétendant jouer ainsi la carte de la transparence, il donne par là à ses lecteurs, non pas seulement la possibilité d'y consulter l'oeuvre en ligne, mais aussi - et peut-être surtout - d'y découvrir tous les éléments du dossier qui y sont relatés scrupuleusement et chronologiquement, ce qui conduit à innocenter complètement l'EMV de tous les chefs d'accusation qui pèsent artificiellement sur elle.
Je ne ferais donc pas l'erreur de vouloir les exposer ici une nouvelle fois, et je renvoie à la lecture du site en question, qui répond admirablement à chaque fausse objection de Maillard.
Un livre décrypté et entièrement réfuté, à peine publié.
C'est typiquement un ouvrage conçu et écrit pour faire perdre aux lecteurs leur temps et leur argent. Tout semble bon pour si possible détourner de la paisible lecture de l'EMV. D'accord, on ne pourra pas longtemps cacher qu'il ne s'agit que d'un énième enfumage : mais peu importe, pourvu d'occuper un peu le terrain et de faire parler de soi.
Aussitôt arrivé dans la lumière, l'argumentaire d'Alexis Maillard se casse la figure face à la logique implacable que lui oppose François Michel Debroise, sur le Forum Maria Valtorta. Mais il faut dire que celui-ci est un spécialiste reconnu de l'oeuvre, alors que Maillard n'en est qu'un lecteur déçu par sa propre faute, car parasité par des conceptions théologiques hérétiques, concernant en particulier la Sainte Trinité.
Et c'est une chose mainte fois vérifiée :
les détracteurs de Maria Valtorta et la théologie catholique : cela fait deux.
Est-ce que, juste pour donner un exemple, le dernier avec lequel j'ai eu la douleur d'échanger ne m'a pas affirmé qu''en dépit de ce qu'affirme saint Marc 11, Jésus n'avait jamais maudit un figuier dépourvu de fruit, et que cela n'avait jamais eu pour conséquence son dessèchement, constaté pourtant dès le lendemain par saint Pierre en personne, selon l'évangéliste qui ne saurait mentir ?
Voilà le genre "d'arguments" familier à ces personnes aussi bouchées qu'un évier "bouché de chez bouché", et pour qui même le destop le plus puissant s'avère parfaitement inefficace. On ne sait plus où aller chercher ce genre de brebis perdues empêtrées dans les buissons épineux de leur propre stupidité, et cela s'avère particulièrement vain.
François-Michel Debroise répond point par point à la succession d'erreurs qu'Alexis Maillard publie dans son tout nouveau livre.
Et ainsi, je n'ai pas à perdre un temps précieux à le faire à mon tour. On pourra avantageusement se référer à cette page du Forum Maria Valtorta.
Qu'on me permette simplement d'exposer la réponse qui suit.
L'auteur pense à tort que l'on ne connaîtrait pas la raison du mutisme qui atteignit Maria Valtorta dans la phase ultime de sa vie terrestre,
et il prétend pouvoir l'expliquer ainsi : ce serait d'après lui après qu'on lui aurait fait comprendre que son oeuvre était en réalité truffée d'erreurs théologiques, ce qui aurait produit chez elle un choc psychologique se traduisant par cette totale mise en retrait.
C'est absolument incohérent à plus d'un titre :
L'auteur ne s'interroge même pas sur la parfaite intégrité psychologique de Maria Valtorta, malgré tant d'épreuves dévastatrices !
On dirait que c'est pour lui on ne peut plus normal qu'une femme, maintenue pendant des décennies en état d'agonie et en proie à des douleurs innombrables autant qu'insupportables, soit pourtant claire dans ses pensées, parfaitement cohérente dans ses propos, et en adéquation sans faille avec l'expression de la foi catholique qu'elle retranscrirait à travers ses écrits, avec une puissance évocatrice qu'aucun autre auteur en pleine santé physique n'avait jamais atteint avant elle.
Non : cela semble pour lui d'une banalité affligeante, et ne mériterait même pas une seconde d'attention. Que l'on me permette de trouver autant cela curieux que d'une très grande partialité.
La plus grande peur de Maria Valtorta était d'induire ses lecteurs en erreur.
Et donc forcément, en apprenant soi-disant ses innombrables erreurs théologiques comme tente de l'expliquer Maillard, elle aurait au moins dû avoir le désir manifeste de divulguer cette nouvelle, afin de soulager sa conscience du poids écrasant de se savoir une fausse messagère du Ciel, au lieu de s'emmurer dans un mutisme aggravant encore son cas ! Et si ce mutisme était une ultime fuite, on aurait alors repéré en elle un trouble de conscience, puisque par le regard et la parole, elle pu encore communiquer quelque fois avec son entourage.
Or il n'en est rien, Maria Valtorta gardera jusqu'au bout son calme et sa sérénité, renouvelant ses actes de confiance envers le Christ, et lorsqu'elle parlera de manière anecdotique, ce sera seulement pour se révéler pleinement cohérente avec elle-même, sans manifester ni trouble de conscience, ni angoisse devant la mort, ni aucun signe révélateur d'un quelconque trouble.
Or une personne se révèle immanquablement dans sa fin de vie pour ce qu'elle est vraiment. Maria Valtorta manifeste très clairement par la sienne la plus parfaite unité de son existence toute offerte à Dieu, dépourvue de contradiction interne.
Maria Valtorta ne pert rien de son autorité.
En effet, même plongée dans le plus profond mutisme, elle chasse sans aucun ménagement le parapsychologue ( spirite ) qui avait préfacé indûment la première édition du "Poémo del Homo Dio", et qui osait venir la visiter dans sa chambre.
Et cela est contraire à la thèse de Maillard : Maria Valtorta aurait dû selon lui s'effondrer dans la honte, et perdre tout ressort, toute autorité, écrasée par le poids trop lourd de ses erreurs. C'est tout le contraire qui se manifesta, et de quelle étonnante manière !
On sait d'où vient ce mutisme final : de l'oblation total de son être à Dieu.
Maria Valtorta ne cessa de s'offrir à Dieu pour les autres : à la souffrance physique pour leur guérison, à l'action du Christ pour leur édification en leur transmettant les révélations qu'elle recevait. Toute sa vie était devenue une pure oblation de tout son être.
Comment s'étonner qu'après avoir enfin accompli jusqu'au bout sa tache d'humble secrétaire, elle ait pu offrir à Dieu la seule chose qui lui restait, c'est-à-dire ses facultés intellectuelles ? Tout disfonctionnait dans son être corporel, et Dieu n'avait plus besoin de ses efforts : son esprit connut ainsi une mise en veille bien compréhensible après une telle lutte exténuante, que bien peu d'hommes aurait accepté de soutenir, durant tant d'années.
Maillard n'a par ailleurs pas la culture ou l'honnêteté de remarquer que saint Thomas d'Aquin, le "Docteur angélique" lui-même, a fini sa vie exactement dans le même état psychique que Maria Valtorta. Ce qu'on accorde à saint Thomas, on le lui reproche à elle.
Voilà ce qui gêne en réalité Maillard : l'extrême humilité d'une telle fin de vie.
Maria Valtorta n'a pas l'heur de lui plaire, car elle n'apparait pas au terme de sa vie suffisamment "brillante" à ses yeux : voilà le fin mot de l'histoire.
Pourvu que ça brille, Maillard serait surement prêt à donner tout son crédit et son admiration même à de la pacotille, mais certainement pas à quelqu'un que les souffrances et l'état d'extrême faiblesse assimilent au Christ agonisant, "Lui qui n'avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards, que l'on regardait comme châtié et humilité, alors que c'était nos péchés qu'Il portait, et nos fautes dont il était accablé" ( Isaïe 53 ).
Si seulement elle avait été un peu plus glorieuse...
un peu moins humiliée à la fin de sa vie...
mais là ??!
Cachez donc cette humiliation que Maillard ne saurait voir ! Mais devrions-nous à son exemple avoir honte de notre soeur, pleinement assimilée au Christ mourant pour nous humilié sur une croix d'infâmie ? Puisse Dieu nous en préserver.