6 antisémitismes ! Maria Valtorta serait-elle antisémite et nous lecteurs, complices de ce racisme ?
Alexis Maillard, p. 85 a écrit:Erreur Théologique N°59 et Antisémitisme N°1 : Jésus dit que la volonté du peuple juif « n’est pas bonne ». 41.7 (...) la volonté de ce peuple n'est pas bonne et il n'aura pas la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur parce qu'il attend un roi revêtu de la puissance (…) Ce peuple ne l'aimera pas, parce que le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce peuple. Le vendredi 28 janvier 1944. Anc. T. 1, ch. 68. Nouv. T. 1, ch. 41.
Valtorta renouvelle l’accusation antisémite selon laquelle le peuple juif dans son ensemble serait de mauvaise volonté alors que seule la majorité de ses chefs furent responsables l’assassinat de Jésus. Affirmer que le peuple juif dans son ensemble aurait été de mauvaise volonté contredit la déclaration le N°4 de la déclaration Nostra Aetate (cf. Concile Vatican II) : « (…) Selon le témoignage de l’Écriture Sainte, Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle fut visitée [Luc 19:44] ; les Juifs, en grande partie, n’acceptèrent pas l’Évangile, et même nombreux furent ceux qui s’opposèrent à sa diffusion [Romains 11:28]. (…) Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ [Jean 19:6], ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu.
Si on lit bien ce qu'écrit A.M. il ne s'agit pas de propos antisémites actuels, mais de propos antisémites dans la bouche de Jésus en son temps.
A.M. répond donc à côté car le texte magistériel qu'il cite se réfère à notre époque et à la façon de considérer les juifs de notre temps.
Mais Maria Valtorta n'a-t-elle pas prêté à Jésus des pensées antisémites ?
Questionnons Magisterium sur ce point :
Magisterium IA a écrit:Plusieurs passages de l'Évangile montrent Jésus déplorant le manque de foi d'Israël et regrettant son endurcissement.
Lamentations sur le manque de foi et l'endurcissement
- Luc 19:41-44: Jésus pleure sur Jérusalem
. "Car des jours viendront sur toi où tes ennemis dresseront des remparts autour de toi, t'encercleront et te serreront de toutes parts. Ils te jetteront à terre, toi et tes enfants au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le temps où Dieu te visitait »
. Ce passage exprime la tristesse de Jésus face à l'incapacité de Jérusalem à reconnaître le chemin de la paix et la visite de Dieu, prophétisant sa destruction en raison de ce manque de reconnaissance
- Matthieu 23:37-39 et Luc 13:34-35: Jésus déplore le rejet des prophètes et son propre rejet par Jérusalem
. « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés ! Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu ! Voici, votre maison vous est laissée déserte. Car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »
. Jésus exprime son désir de protéger Jérusalem et son chagrin face à son rejet, annonçant qu'ils ne le reverront pas jusqu'à ce qu'ils l'accueillent
- Matthieu 21:12-13 et Luc 19:45-46: Jésus purifie le Temple, en chassant les vendeurs et en disant : « Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière, mais vous en faites une caverne de voleurs »
. Cet acte et ces paroles dénoncent la corruption et le manque de respect envers la sainteté du Temple, soulignant un échec spirituel du peuple
- Matthieu 21:18-22: Jésus maudit le figuier stérile
. Voyant un figuier au bord du chemin, il s'en approcha, mais n'y trouva que des feuilles. Alors il lui dit : « Que jamais plus de fruit ne naisse de toi ! » Et aussitôt le figuier sécha
. Cet acte symbolique représente le jugement sur le manque de fruit spirituel et la stérilité d'Israël
- Diverses guérisons et miracles: Malgré les nombreux miracles que Jésus accomplit, beaucoup refusent de croire en lui
. Cela est évident dans les réactions des chefs religieux et de certains habitants, qui remettent en question son autorité et ses actions
Conclusion
Ces passages illustrent la profonde tristesse de Jésus face au manque de foi et à l'endurcissement du cœur d'Israël. Il déplore leur incapacité à reconnaître sa mission et à accepter le message de paix et de salut qu'il leur offre.
L'Evangile canonique, ici cité, n'est pas antisémite : il se fait l'écho des faits qui se sont déroulés au temps de la Rédemption.
Espérons que la suite du réquisitoire nous donnera une vraie objection qui récompense le long travail d'Alexis Maillard pour nous convaincre de nos errements.
La lettre du 17 février 1949 qu'Alexis Maillard nous présente comme l'adhésion de Pie XII à la condamnation du Saint-Office, mentionne explicitement son désaccord avec la procédure proposée. Ce que confirme la suite des témoignages (Carinci, Sinapi, ...)
A cette affirmation de G. Pepe, correspond l'affirmation (écrite elle aussi et jamais démentie) du P. Berti et du P. Cecchin.
Deux logiques, l'une aboutit à l'impasse de la suppression de l'Index, l'autre traverse les vicissitudes jusqu'à l'encouragement du Pape François.
Cela semble une habitude pour Giovanni Pepe de prendre ses désirs pour la pensée du Pape : c'est cette déviance qui lui coûtera sa place trois ans plus tard avec la condamnation intempestive des livres parlant du Padre Pio.
"Si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu." (Actes 5,38-39). Paroles du Seigneur.
Venons en aux "indécences". C'est vrai que Jésus de l'Evangile et de Maria Valtorta, est spécialiste des inconvenances (lavement des pieds, compagnie des pécheurs, ...), mais les indécences sont autre chose.
Alexis Maillard, pp. 94-95 a écrit:Indécence N°1 : Dieu fait les fraises en regardant la bouche de la Vierge Marie. [Puérilité - Ridiculiser la religion.] 5.12 (…) Je te regarde et Je te vois telle que tu seras, (...)
Le seul Esprit en qui Dieu se complaît est lui-même. Dieu ne se complaît pas dans une de ses créatures. Par ailleurs, la Vierge Marie n’a pas existé avant la fondation du temps, ni aucune autre créature car rien n’est nouveau dans la pensée de Dieu, tout est présent, il n’apprend rien, ne découvre rien, c’est pour Dieu un éternel présent, simple et parfait. La Révélation chrétienne nous enseigne que c’est le Christ qui a été le maître étalon de la création, Valtorta dérobe ce rôle au Christ et l’attribue à la Vierge Marie, c’est une erreur théologique qui impressionne le gogo, lequel n’y voit que du feu, il n’y voit aucun mal. Alors que c’est un bouleversement et que le Verbe et la Vierge ne peuvent pas servir de prototype l’un et l’autre, ce serait une absurdité. On se trouve là en présence d’une tentation sous jacente de Valtorta à quasi diviniser la Vierge sans le faire.
Voilà une accusation brouillonne qui s'offusque de la célébration de la bouche de la Vierge Marie, parle de la complaisance de Dieu et de la pré existence de Marie.
Qu'Alexis Maillard soit troublé parce que Jésus célèbre la beauté de Marie, interroge. "Tout est pur pour le pur" dit St Paul (Tite 1,15-16) et Jésus, dans Matthieu, proclame : "L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est sain, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres !" (Matthieu 6,22-23).
Comment, sans cette pureté du regard spirituel, lire le cantique des cantiques, chapitre 4, qui parle des "lèvres, du cou, des seins, ..." pour en célébrer la beauté ? Car c'est ce que fait Jésus dans le passage incriminé
https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-008.htm#CEV00512
Dans les documents versés au dossier par Alexis Maillard, il faut lire ce qui choque Vaccari et G. Ppepe : le fait que la belle de Corozaïn, lépreuse et en loques, sorte nue du bain que lui demande Jésus.
https://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-059.htm#CEV09405
Si le simple mot de "nue" sans autre description, les trouble, que faut-il incriminer : la vision de Maria Valtorta ou la déviance de leur regard ?
Comment ne pas voir dans ces réactions, la triste confirmation du témoignage de la V. Luigia Sinapi menacée de viol lors de sa visite au Saint-Office ? Comment ne pas y voir les racines empoisonnées des scandales qui nous ravagent et sur lesquels Jésus, dans Maria Valtorta, alerte ?