Anne annonce sa maternité par un cantique. Son sein porte l'âme Immaculée de Marie.
(Résumé)

Ce passage raconte l'annonce et la découverte de la conception de Marie par ses parents, Joachim et Anne, dans une atmosphère de joie, de pureté et de gratitude envers Dieu.
EMV 4 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-005.htm
Résumé
Anne est chez elle, occupée à tisser du linge destiné à l'enfant qu'elle espère. Tout autour d'elle, les fleurs du printemps symbolisent la vie nouvelle qui éclot.
Remplie d'une joie intérieure, elle chante un cantique qu'elle a composé elle-même. Dans ce chant, elle remercie Dieu d'avoir béni la descendance de David et célèbre le « nouveau rameau » qui pousse sur un arbre devenu vieux et stérile : l'enfant qu'elle porte.
Joachim arrive et s'étonne de voir son épouse si heureuse. Anne lui révèle alors, avec émotion, qu'elle est enceinte. Les deux époux s'embrassent avec une tendresse profonde et chaste, rendant grâce à Dieu pour ce miracle obtenu après de longues années d'attente.
Anne raconte ensuite une expérience mystique vécue au Temple de Jérusalem. Alors qu'elle priait avec ferveur pour obtenir un enfant, elle vit une lumière semblable à une étoile sortir du sanctuaire et venir vers elle en lui disant : « Que t'arrive ce que tu as demandé ! » Elle interprète cette vision comme l'annonce divine de sa maternité.
Les époux parlent alors de l'enfant à naître. Joachim propose de l'appeler « Étoile » si c'est une fille. Anne pressent justement que ce sera une fille, et décrit la paix extraordinaire qu'elle ressent en la portant. Joachim choisit finalement le nom de « Marie », qu'il associe à la pureté, à la joie et à la vocation exceptionnelle de l'enfant.
Enfin, tous deux décident de consacrer cet enfant à Dieu dès avant sa naissance et promettent de l'offrir au Seigneur lorsqu'elle aura trois ans, à l'image de Samuel dans l'Ancien Testament.
Sens spirituel du passage
Dans la perspective de Maria Valtorta, cette scène souligne :
- la sainteté de Joachim et d'Anne ;
- le caractère miraculeux de la conception de Marie ;
- la préparation divine de celle qui deviendra la Mère du Christ ;
- la joie surnaturelle qui accompagne sa venue ;
- l'offrande totale de Marie à Dieu dès avant sa naissance.
L'image de l'« étoile » est particulièrement importante : elle annonce symboliquement celle qui sera plus tard invoquée comme l'« Étoile de la mer » (Stella Maris), guide des croyants vers Dieu.
Le passage présente ainsi la naissance de Marie comme un événement déjà entouré de signes célestes et de bénédictions divines.
EMV 4 maria-valtorta.org/Publication/TOME 01/01-005.htm
Je revois la maison de Joachim et d’Anne. Rien n’a changé à l’intérieur, si ce n’est une multitude de branchages en fleurs[2] disposés çà et là dans des amphores et qui proviennent certainement de la taille des arbres du jardin, tout en fleurs. C’est une nuée de bouquets dont la couleur varie du blanc neige au rouge de certains coraux.
Le travail d’Anne, lui aussi, est différent. Sur un métier plus petit que l’autre, elle tisse de belles toiles de lin et chante, en marquant de son pied le rythme du chant. Elle chante et sourit… À qui ? À elle-même, à quelque chose qu’elle voit à l’intérieur d’elle. Son cantique est lent et pourtant joyeux[3]. Je l’ai écrit à part pour le suivre, car elle le répète plusieurs fois en y trouvant une sorte de béatitude. Elle le chante avec toujours plus de force et d’assurance, comme si elle en avait trouvé le rythme dans son cœur. Elle commence par le murmurer en sourdine puis, plus assurée, elle le chante sur un ton plus haut et plus rapidement. Je le retranscris parce qu’il est si doux dans sa simplicité…
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