Des « gestes ambigus » dans l’EMV ?

"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez."

Selon DGC, l'oeuvre en serait saturée !
 

---> Selon lui, certains gestes d’intimité dont il voit - mais par quel prodige ? - le récit de l’EMV souvent saturé, seraient ambigus, et ceci :

1 ) Parce qu'ils contrediraient dans les faits la recherche de la purification de l’amour possessif, prônée par le Christ,

2 ) Et parce que notamment le baiser de Jésus à Abel éveillerait chez l'auteur - mais sans cause véritable -  le souvenir des baisers forcés reçus par des séminaristes de la communauté sacerdotale saint Martin, de la part du fondateur, l’abbé Jean-François Guérin ( 1929, + 2005 ).

---> Nous allons facilement comprendre en quoi ces deux raisons sont totalement irrecevables, en revenant au texte original de quatre merveilleux passages de l’œuvre.

---> Car, afin d'exclure tout doute sur son accusation, voici comment procède l’auteur :

1 ) Il décontextualise systématique des citations :
 

---> Il s’agit en effet de créer la confusion, un sentiment d’ambiguïté chez le lecteur : or, le contexte de l’œuvre permet à chaque fois de justifier complètement les actes du Christ ; DGC l'occulte pour provoquer artificiellement le scandale.
 

2 ) Pour lui, le Christ ne serait le Modèle que d'une seule vocation : celle de "maître des novices bénédictin" extrêmement réservé vis-à-vis de tous.

---> Et ainsi : Jésus ne serait en aucune façon le Modèle universel pour toutes les nobles vocations humaines.

---> L’Incarnation du Verbe serait une chose bien trop noble et sérieuse pour qu'elle concerne davantage que le seul petit nombre des religieux contemplatifs, et plus spécialement parmi eux : des directeurs spirituels, leur servant d’exemple à eux exclusivement, et sans jamais manifester aucun affect humain réputé suspect.

---> Pour DGC, faire croire cela est absolument capital : car autrement, qu'il s’interdise certains gestes de tendresse vis-à-vis de ses subalternes en raison de sa vocation spécifique ne suffirait plus du tout à prouver que le Christ ne les ait jamais pratiqués Lui-même. Et ainsi, ce seraient toutes les accusations de l’auteur qui tomberaient à plat.
 

3 ) Il confond l’amour possessif et les gestes de tendresse :
 

---> L'auteur trouve donc juste et approprié d'organiser une sorte de « chasse aux gestes de tendresse » dans l'oeuvre, en laissant croire qu'ils seraient tout à fait scandaleux, sans aucune raison d’être dans une œuvre parlant de la Vie du Christ, Lui qui est pourtant le « Dieu de tendresse et de Pitié, lent à la colère, plein d’Amour et de Vérité » ( ps 85,15 ), qui est « aussi tendre pour qui le craint, qu’un père est tendre pour ses fils » ( ps 102,13 ).

---> DGC a beaucoup travaillé pour soigner chacune de ses illusions, laissons-lui donc au moins le loisir de les exposer :

 

DGC :
"Cette dernière mention introduit à une nouvelle réflexion. Quoique disert sur l’amour possessif dont il faut être purifié ou guéri, le personnage central de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé multiplie les gestes ambigus avec ses disciples, au point que le récit en est parfois saturé. Les gestes d’intimité constants sont difficilement explicables même par un contexte « oriental ».

Nous en rapportons ici quelques-uns, que nous laissons à l’appréciation de chacun. Tous les personnages baisent constamment les pieds de « Jésus »,
 

---> Si l’appétit vient en mangeant, il semblerait que l’appétit de mentir vienne en mentant, chez DGC : en effet dans l’EMV, plus de 90% des personnages ne baisent pas les pieds du Christ, lorsqu'ils le rencontrent. Ce mensonge de l’auteur est donc tellement factuel qu’il n’est même pas la peine de s’y arrêter.

---> Les gestes de Jésus dans l’EMV sont toujours dénués de toute ambiguïté : et si ces gestes d'Amour du Christ n’existaient pas, alors on pourrait raisonnablement douter de la toute puissance de l’Amour - dont Jésus est rappelons-le quand même l’Incarnation -, Amour qui alors, ne serait même pas capable de se manifester humainement dans toute sa force, sinon en péchant immanquablement, ce qui est une absurdité.

---> Il faudrait vraiment avoir « de la matière » dans les yeux pour voir dans ces gestes de tendresse du Christ ne serait-ce qu’une ombre d’impureté, comme nous aurons l’occasion de le constater par nous-mêmes.

---> Ces gestes sont tout à fait explicables par le contexte oriental, n’en déplaise à DGC qui n’y connaît à l’évidence strictement rien. Les chrétiens orientaux, par exemple, ne cessent de se prosterner devant les icônes qui figurent la Présence réelle du Christ et des saints, et de les embrasser, au niveau des pieds ou du visage, selon la dévotion de chacun. 

---> Or si l’on agit ainsi avec de simples images du Christ, Celui qu'elles représentent n'en mériterait-Il pas Lui-même au moins tout autant, sinon plus encore ?

---> Quant à l’Occident, il suffit de voir le degré d’usure des pieds des statues de saint Pierre, dans certaines églises, pour se rendre compte que la dévotion des croyants n’y est certainement pas en reste.
 

 

 

"... ou plus encore : [Un esclave muet qui vient d’être guéri] tombe par terre en pleurant de joie et il lèche, il lèche vraiment les pieds nus de Jésus, comme pourrait le faire un chien reconnaissant. (VIII, 24, 201)"
 
 

---> Voici donc le summum de ce que je décrivais en introduction : le contexte du récit est ici purement et simplement supprimé, ce qui rend l’interprétation correcte impossible.

---> Le sentiment que donne cette citation truquée par DGC, est que Jésus prendrait finalement le même plaisir à se faire lécher les pieds par cet esclave miraculé, qu’un client d’une « fish-pédicure » en prendrait à tremper ses pieds dans l’aquarium, pour laisser les petits poissons le débarrasser de ses peaux mortes !

---> Et si le lecteur en arrivait à se scandaliser de ce que Jésus donne son plein consentement à cette scène apparemment dégradante pour l’espèce humaine : alors le tour serait joué.

---> Cependant, nous avons l’antidote imparable à cette grossière illusion, consistant à lire le passage de l'EMV dans son intégralité : on y découvrira entre autre que l’esclave en question avait eu la langue coupée, et que le miracle opéré par le Christ fut précisément de la lui faire repousser ! Ce qui nous allons le voir, a une importance capitale dans cette affaire.

Contexte :

---> Un groupe de faux disciples, envoyés par le sanhédrin, répandent dans la petite ville de Sichem de faux témoignages, comme quoi il faudrait se constituer en force armée pour défendre Jésus qui serait un roi attaqué par le Temple et chercherait protection.

---> La ruse est habile : beaucoup d'honnêtes samaritains les croient, et se sentent même honorés d'être choisis pour défendre le grand roi, sans savoir que c'est ce que cherchent ces gens maléfiques, à savoir déclencher une sédition armée, et ensuite s'en prendre à Jésus, l’accusant d'en être le responsable, et d'avoir recherché les honneurs et la gloire d'ici-bas.

---> Claudia Procula, une riche et puissante dame romaine qui croit en Jésus, l'apprend, et sur un moment de doute, interprète cela comme une perte de ses pouvoirs par le Christ ( comme elle sait que cela arrive chez les dieux de l'Olympe ).

---> Pour en avoir le cœur net, elle vient Le chercher dans le lieu où Il s'est retiré pour prier, et Lui amène son esclave mutilé pour le mettre à l'épreuve...



EMV 563 – Une guérison dont on pourrait bien dire avec un brin d’humour « qu’elle a du chien » , celle de l’esclave noir d’une riche dame romaine
( En rouge entre les // : la citation de DGC )

(…) (...)
L'homme revient et fait son rapport. La litière se remet en route. Le char reste où il est. Les soldats suivent la litière jusqu'au bord du torrent et ils barrent le chemin. La litière s'en va seule le long du cours d'eau jusqu'à la hauteur de la petite île qui, au cours de la saison, est devenue très boisée : c'est un fourré impénétrable de verdure, surmonté par le fût et la chevelure argentée du peuplier. Un ordre, et la litière passe le petit cours d'eau, où entrent les porteurs avec leurs vêtements courts. Claudia Procula en descend avec une affranchie, et Claudia fait signe à un esclave noir qui escorte la litière de la suivre. Les autres reviennent sur la rive.

Claudia, suivie des deux, pénètre dans la toute petite île en se dirigeant vers le peuplier qui domine au centre. Les hautes herbes étouffent le bruit des pas. Elle arrive ainsi là où se trouve Jésus tout absorbé, assis au pied de l'arbre. Elle l'appelle en s'avançant seule alors que d'un geste impérieux elle cloue sur place là où elles sont restées ses deux personnes de confiance.

Jésus lève la tête, et se lève tout de suite en voyant la femme. Il la salue tout en restant pourtant debout contre le tronc du peuplier. Il ne manifeste ni étonnement, ni ennui ou indignation de l'intrusion.

Claudia, après avoir salué, expose tout de suite le sujet :

"Maître, il est venu chez moi, ou plutôt chez Ponce, certaines gens... Je ne fais pas de longs discours. Mais puisque je t'admire, je te dis, comme je l'aurais dit à Socrate s'il avait vécu de nos jours, ou à quelque homme vertueux injustement persécuté : "Moi, je n'ai pas beaucoup de pouvoir, mais je ferai ce que je puis". Et pour l'instant je vais écrire où il m'est possible pour qu'on te protège et pour qu'aussi on te rende... puissant. Il y a sur des trônes ou dans de hautes situations tant de gens qui ne les méritent pas..."

" Domina, je ne t'ai pas demandé d'honneurs ni de protections. Que le vrai Dieu te récompense pour ta pensée. Mais donne tes honneurs et ta protection à ceux qui la désirent vivement. Moi je n'y aspire pas."

"Ah ! voilà ! C'est ce que je voulais ! Alors, tu es vraiment le Juste que je pressentais ! Et les autres, tes indignes calomniateurs ! Ils sont venus nous trouver et..."

"Inutile que tu parles, ô domina. Je sais."

"Sais-tu aussi ce que l'on dit : qu'à cause de tes péchés tu as perdu tout pouvoir et que c'est pour cela que tu vis ici, rejeté ?"

"Cela aussi, je le sais. Et je sais que cette dernière chose, tu l'as crue plus facilement que la première, car ta mentalité païenne est capable de discerner la puissance humaine ou la bassesse humaine d'un homme, mais tu ne peux encore comprendre ce que c'est que le pouvoir de l'esprit. Tu es... désillusionnée de tes Dieux qui dans vos religions se manifestent en de continuelles oppositions et avec un pouvoir si fragile, sujet à de faciles interdictions à cause des désaccords entre eux. Et tu crois qu'il en est ainsi même du Dieu vrai. Mais il n'en est pas ainsi. Tel j'étais quand tu m'as vu la première fois guérir un lépreux et tel je suis maintenant. Et tel je serai quand je semblerai tout à fait détruit.
Celui-ci, c'est ton esclave muet, n'est-ce pas ?"

"Oui, Maître."

"Fais-le avancer."

Claudia pousse un cri, et l'homme s'avance et se prosterne contre le sol entre Jésus et sa Maîtresse. Son pauvre cœur de sauvage ne sait qui honorer davantage. Il a peur de se faire punir en vénérant le Christ plus que sa Maîtresse, mais malgré cela, en jetant d'abord un regard suppliant vers Claudia, il répète le geste qu'il a fait à Césarée : il prend le pied nu de Jésus dans ses deux grosses mains noires et, se jetant le visage contre le sol, il met le pied sur sa tête.

"Domina, écoute. Selon toi, est-il plus facile de conquérir seul un royaume ou de faire renaître une partie du corps qui n'existe plus ?"

"Un royaume, Maître. La fortune aide les audacieux, mais personne, sauf Toi, ne peut faire renaître un mort et rendre des yeux à un aveugle."

"Et pourquoi ?"

"Parce que... Parce que Dieu peut tout faire."

"Alors, pour toi, je suis Dieu ?"

"Oui... ou, du moins, Dieu est avec Toi."

"Est-ce que Dieu peut être avec quelqu'un qui est mauvais ? Je parle du vrai Dieu, non de vos idoles qui sont des délires de celui qui cherche ce dont il sent l'existence sans savoir ce que c'est, et se crée des fantômes pour assouvir son âme."

"Non... dirais-je. Non. Je ne dirais pas. Nos prêtres eux-mêmes perdent leur pouvoir quand ils tombent dans une faute."

"Quel pouvoir ?"

"Mais... celui de lire dans les signes du ciel et dans les réponses des victimes, dans le vol, dans le chant des oiseaux. Tu sais... Les augures, les haruspices..."

"Je sais. Je sais. Eh bien ? Regarde. Et toi lève la tête et ouvre la bouche, ô homme, qu'un cruel pouvoir humain a privé d'un don de Dieu. Et par la volonté du Dieu vrai, unique, Créateur des corps parfaits, aie ce que l'homme t'a enlevé."

Il a mis son doigt blanc dans la bouche ouverte du muet.

L'affranchie curieuse ne sait pas rester là où elle est, et elle s'avance pour regarder. Claudia est toute penchée pour observer.

Jésus enlève son doigt en criant :

"Parle, et sers-toi de la partie qui est née de nouveau pour louer le Dieu vrai."

Et à l'improviste, comme une sonnerie de trompette, d'un instrument jusqu'alors muet, répond un cri, guttural, mais net : "Jésus !" et le noir // tombe par terre en pleurant de joie et il lèche, il lèche vraiment les pieds nus de Jésus, comme pourrait le faire un chien reconnaissant. //

"Ai-je perdu mon pouvoir, domina ? À ceux qui l'insinuent, donne cette réponse. Et toi, lève-toi et sois bon en pensant combien je t'ai aimé. Je t'ai eu dans mon cœur depuis les jours de Césarée. Et avec toi tous tes pareils, regardés comme une marchandise, regardés comme inférieurs à des brutes alors qu'à cause de votre conception vous êtes des hommes et égaux à César, peut-être meilleurs par la volonté de votre cœur...
Tu peux te retirer, domina, il n'y a rien d'autre à dire."

"Si. Il y a autre chose. Il y a que j'avais douté... Il y a que moi, avec douleur, je croyais presque à ce que l'on disait de Toi. Et pas seulement moi. Pardonne-nous toutes, moins Valeria, qui a toujours gardé sa conviction et même s'y ancre de plus en plus. Et accepte mon cadeau : l'homme. il ne pourrait plus me servir maintenant qu'il a la parole, et aussi mon argent."

"Non. Ni l'un, ni l'autre."

"Tu ne me pardonnes pas, alors !"

"Je pardonne même à ceux de mon peuple, doublement coupables de ne pas me reconnaître pour ce que je suis. Et ne devrais-je pas vous pardonner à vous, vides comme vous l'êtes de toute connaissance divine ? Voilà : j'ai dit que je n'acceptais pas l'argent et l'homme.

Maintenant je prends l'un et l'autre et avec l'un j'affranchis l'autre. Je te rends ton argent parce que j'achète l'homme et je l'achète pour le rendre à la liberté, pour qu'il aille dans son pays pour dire qu'il est sur la Terre Celui qui aime tous les hommes, qu'il les aime d'autant plus qu'il les voit plus malheureux. Prends ta bourse."

"Non, Maître, elle t'appartient. L'homme est libre aussi. Il est à moi, je te l'ai donné. Tu le libères. Pas besoin d'argent pour cela."

"Et alors... Tu as un nom ?" demande-t-il à l'homme.

"Nous l'appelions Callixte, par dérision. Mais quand il fut pris..."

"Peu importe. Garde ce nom et rends-le vrai en devenant très beau dans ton esprit. Va ! Sois heureux puisque Dieu t'a sauvé."

Aller !

Le noir ne se lasse pas de le baiser et de dire : "Jésus ! Jésus !" et il se met encore le pied de Jésus sur la tête en disant : "Toi, mon seul Maître."

"Moi, ton vrai Père. Domina, tu te chargeras de lui pour qu'il retourne dans son pays. Sers-toi de l'argent pour cela et que le surplus lui soit donné. Adieu, domina, et n'accueille plus jamais les voix des ténèbres. Sois juste et sache me connaître. Adieu, Callixte. Adieu, femme."

Et Jésus met fin à l'entretien et passe en sautant au-delà du torrent, du côté opposé à celui où est arrêtée la litière, et il s'enfonce dans les buissons, les saules et les roseaux.

Claudia rappelle les porteurs et, pensive, remonte dans la litière. Mais si elle garde le silence, l'affranchie et l'esclave affranchi parlent pour dix, et les légionnaires eux-mêmes perdent leur allure de statues devant le prodige d'une langue qui est née de nouveau. Claudia est trop pensive pour commander le silence. À moitié allongée dans la litière, le coude appuyé sur les oreillers, la tête appuyée sur sa main, elle n'entend rien. Elle est absorbée. Elle ne s'aperçoit même pas que l'affranchie n'est pas avec elle, mais parle comme une pie avec les porteurs alors que Callixte parle avec les légionnaires qui, s'ils gardent leurs rangs, ne gardent plus le silence. L'émotion est trop grande pour qu'ils le fassent !

En refaisant le chemin, ils se trouvent à la bifurcation pour Béthel et Rama. La litière quitte Éphraïm pour se joindre au reste du défilé.
(...)


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Bilan :

---> Nous constatons bien qu'il était absolument indispensable de connaître le contexte pour bien comprendre ce passage. Comme en particulier ce qui suit :

« Claudia pousse un cri, et l'homme s'avance et se prosterne contre le sol entre Jésus et sa Maîtresse. Son pauvre cœur de sauvage ne sait qui honorer davantage. Il a peur de se faire punir en vénérant le Christ plus que sa Maîtresse, mais malgré cela, en jetant d'abord un regard suppliant vers Claudia, il répète le geste qu'il a fait à Césarée : il prend le pied nu de Jésus dans ses deux grosses mains noires et, se jetant le visage contre le sol, il met le pied sur sa tête. »

---> En réalité, nous avons donc affaire ici à un pauvre esclave noir, ayant toujours été considéré et traité comme une bête, probablement depuis sa naissance.

---> Son intelligence et son estime de lui-même sont donc gravement atrophiées, davantage encore que son corps dont la langue a été mutilée par les hommes : son geste primitif de soumission le prouve très clairement.

---> En une seule action, Jésus accomplit deux choses : 

1 - Il montre à Claudia qu’Il n’a pas perdu son pouvoir divin comme elle en avait peur, et 

2 - Il opère un immense bienfait en faveur de l’esclave, en lui redonnant sa langue et l’usage de la parole.

---> On peut s’imaginer assez facilement la joie que l’esclave doit ressentir alors, et on comprend bien que, vu son niveau intellectuel de départ, il ne puisse sur le moment trouver rien d’autre pour exprimer sa gratitude que ce « geste canin » de lécher les pieds de l’Auteur du miracle, cherchant ainsi à L’honorer par l’activité de cet organe que Jésus vient de faire repousser miraculeusement dans sa bouche.

---> De même qu’un chien rend grâce à Dieu de l’avoir créé, lorsque mû par son instinct, il lèche joyeusement la main de son maître humain, ainsi ce pauvre esclave, depuis toujours rabaissé au rang d'un animal, trouva spontanément cet unique moyen pour louer Dieu, en se comportant comme un petit chien affectueux à l’égard de Jésus : il ne pouvait encore rien faire de mieux.

---> Mais ses progrès durent être fulgurants par la suite.

---> Ceux qui acceptent humblement d’être parfois comparés aux petits chiens - comme notamment la femme Syrophénicienne ( Marc 7,26 ) - n’ont-ils pas une place très élevée dans le Cœur de Dieu, Lui qui élève les humbles et rabaisse les orgueilleux ?

---> Est-ce que ce geste de gratitude primitive aurait dû déplaire au Christ ? Alors qu’on l’entend ailleurs se plaindre de ce que ceux qu’Il a pourtant guéri de la lèpre ne reviennent même pas l’en remercier, excepté un samaritain ? ( Luc 17,11 )

---> Pour DGC, c'est ici encore un très beau flop.

---> Avec sa citation suivante, l’auteur illusionniste croit mordicus tenir enfin sa proie, mais elle va comme toujours lui échapper.
 

 

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