Par son titre, Jean Staune annonce son procédé rhétorique  :

Il ne critique pas seulement l’œuvre : il pathologise ses lecteurs. Ils deviennent sectaires, vindicatifs, coupés de l’Église, déformant le Christ.

C’est une attaque ad hominem collective : "si tu lis Maria Valtorta, tu es déjà suspect."

---> Staune fait donc le coup classique : accuser avant d’écouter, et diagnostiquer une “dérive sectaire” depuis son bureau.

---> Or on ne juge pas une œuvre spirituelle par des caricatures sociologiques, mais par son contenu, sa conformité doctrinale, et ses fruits réels.

 

L’œuvre de Maria Valtorta n’est pas condamnée doctrinalement,

C'est une révélation privée, donc :

- elle est librement consultable par tous les catholiques,
- il n'y a pas d'obligation d’y croire,
- et elle n'est pas hérétique par nature, car autrement, l'Église l'aurait dénoncée comme telle.

La déclaration du pape Pie XII : « Publiez cette œuvre. Ceux qui liront comprendront. »

---> Cette déclaration ne canonise pas l'oeuvre, mais rend mensonger le discours qui prétendrait affirmer : “c’est contraire à l’Église”.

Sur l’accusation de “nouvelle Bible”

Aucun lecteur sérieux de l’EMV ne remplace l’Évangile par Valtorta.
L’EMV est une méditation narrative, pas une révélation normative.

---> Lire Valtorta comme on lit Anne Catherine Emmerich ou Maria d'Agreda n’est pas fonder une nouvelle Église.

---> Si certains individus exagèrent, ça ne rend pas l’œuvre sectaire, mais cela rend ces individus… humains.

 

Toute œuvre spirituelle peut être mal lue.


Certes, mais on ne juge pas une révélation privée sur des excès supposés, on la juge sur sa fidélité au Christ, à l’Évangile et à l’Église.
---> Or l’EMV confesse la divinité du Christ, la maternité divine de Marie, la Rédemption, la Croix, la Résurrection.
---> L’accuser de dérive sectaire sans analyse théologique sérieuse, c’est confondre psychologie des lecteurs et contenu de l’œuvre. 

 

Ce type de livre crée lui-même une logique sectaire inversée :

“Nous, les lucides, et eux, les déboussolés.” 

--->Traiter de "sectaires" tous ceux qui trouvent dans l’EMV un approfondissement de l’Évangile, c’est fabriquer une catégorie idéologique, pas un discernement spirituel.

---> Il n'y a rien à attendre d'objectif de la plume de Jean Staune à propos des lecteurs de Maria Valtorta, mais seulement un manifeste de détestation faisant fis du réel, peut-être pour prendre une petite revanche personnelle sur l'existence. 

 

 

 

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