"Maria Valtorta, de l'imposture à la dérive sectaire" : réponse anticipée au futur livre de Jean Staune.
"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez."

Accusation de "dérive sectaire"
---> Pour ce qui est de l'imposture, elle se trouve entièrement du côté de Staune, qui rejete l'enseignement des Pères de l'Eglise sur l'identité de saint Jean, "le disciple que Jésus aimait". Quant à Maria Valtorta, elle y est fidèle.
---> Et ce dont Staune accuse les lecteurs de Maria Valtorta est réfuté par les faits, par la vie réelle, par les fruits :
Les lecteurs de Maria Valtorta sont, pour l’immense majorité, des catholiques.
Après cette lecture, ils restent catholiques.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils pratiquent les sacrements.
Après cette lecture, ils continuent de pratiquer les sacrements.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils ont un métier, une famille, une paroisse s’ils sont prêtres.
Après cette lecture, ils gardent leur métier, leur famille, leur ministère, en y portant de bons fruits.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils cherchent à aimer leurs frères et à pardonner à leurs ennemis.
Après cette lecture, ils cherchent toujours à aimer et à pardonner.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils ont des amis et une vie sociale.
Après cette lecture, ils conservent leurs amis et leur vie sociale.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils avaient une vie de prière.
Après cette lecture, ils continuent leur vie de prière.
---> Où est la dérive sectaire ?
Ils lisaient les Évangiles canoniques.
Après cette lecture, ils continuent de lire les quatre Évangiles, d’écouter les homélies, de vivre la Messe.
---> Où est la dérive sectaire ?
Conclusion logique
Une dérive sectaire se reconnaît à la rupture avec l’Église, l’abandon des sacrements, l’isolement social, la substitution d’un texte à la Bible, la soumission à un gourou.
Or ici, on constate :
- pas de rupture avec l’Église,
- pas d’abandon sacramentel,
- pas d’isolement,
- pas de Bible de remplacement,
- pas de structure sectaire.
Ce que l’on observe réellement, ce sont des chrétiens :
---> plus désireux de comprendre l’Évangile,
---> plus attentifs à la vie intérieure,
---> plus sensibles à la figure du Christ et de la Vierge.
Appeler cela une « dérive sectaire » revient à redéfinir arbitrairement le mot secte, et à confondre ferveur spirituelle avec fanatisme.
Il faut donc de se poser la question suivante :
---> Une œuvre qui conduit ses lecteurs à rester dans l’Église, à pratiquer les sacrements, à aimer l’Évangile et à vivre en chrétiens… peut-elle honnêtement être qualifiée de dérive sectaire ? Si la réponse est « oui », alors il n’existe plus de critère objectif pour parler de secte.
---> Le titre dénonciatoire de Jean Staune annonce une seule chose : son délire personnel qu'il brûle de partager. Mais fallait-il vraiment en faire un livre ? Voilà sans doute la question que l'auteur ne s'est pas posée...