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1 ) Un apôtre anonyme ?

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Jésus Notre Seigneur avait choisit 12 apôtres, dont Jean, fils de Zébédée, pour être ses privilégiers, ses plus proches témoins et confidents.


---> Si donc "le disciple que Jésus aimait" ne faisait pas partie du groupe des Douze, on en arrive à la contradiction suivante :

Un disciple, sorti de nul part, dont la seule présence dans l'Evangile serait une sorte d'énigme à la Da Vinci code, aurait été traité par Jésus comme un treizième apôtre sans qu'il en soit un.


Cette situation peu claire, induisant le doute chez les lecteurs de l'Évangile, n'a rien à voir ni avec le Christ, ni avec ses disciples fidèles imitateurs de leur Maître : car Dieu est Lumière, en Lui point de ténèbre.
Le Christ s'est appuyé sur des hommes sans dissimulation, puisqu'eux mêmes étaient destinés par Lui à être "la Lumière du monde". 

Il est donc totalement contradictoire d'être très renseignés sur chacun des douze, sur leurs noms et origines, et pas du tout sur un mystérieux personnage se cachant parmis eux sous un pseudonyme pour sauvegarder son anonymat.

La Tradition, éclairée par le Saint-Esprit, a toujours reconnu depuis 2000 ans dans "le disciple que Jésus aimait" saint Jean, l'un des fils de Zébédée, parti à la suite du Christ et l'ayant suivi jusqu'aux pieds de la Croix.
Ce pseudonyme, choisi par l'apôtre pour se nommer lui-même, est un profond signe d'humilité, destiné à disparaître afin de laisser le lecteur prendre lui-même cette place toujours offerte de "bien-aimé du Christ".

 

2 ) LE MAÎTRE DE MAISON DU CÉNACLE EST-IL JEAN, LE "DISCIPLE QUE JÉSUS AIMAIT ?"
Merci M. l'abbé de traiter cette question si intéressante. Cependant, je ne peux qu'exprimer mon total désaccord avec plusieurs points de votre analyse.
1 ) Les apôtres auraient eu besoin d'explications ( un véritable jeu de piste ) pour savoir où habitait Jean.
Or cela ne tient pas : si Jean est bien cet habitant de Jerusalem, et vu son extrême familiarité avec le Christ, il a forcement déjà reçu chez lui son Maître et la troupe apostolique, comme Lazare à Bethanie. Et les apôtres n'ont besoin d'aucune explication pour aller chez lui. Ce n’est donc évidement pas de lui dont il s'agit dans ce passage.
2 ) Le Seigneur le désigne aux apôtres Pierre et Jean d'une manière tout à fait neutre : "vous direz AU MAÎTRE DE LA MAISON (...)". Or si ce fameux "maître de maison" est bien le DJA ( disciple que Jésus aimait ), alors comment Pierre et Jean pouvaient-ils ignorer qui il était, alors que le DJA est présent sans cesse avec eux ? Le Christ ne l'aurait donc pas désigné de cette manière neutre, mais plutôt ainsi : "Vous direz À MON DISCIPLE BIEN-AIMÉ (...) ".
A l'évidence, cet homme n'est donc pas le DJA.
3 ) Si cet homme, propriétaire du Cénacle est bien le DJA, il est très étonnant, et même totalement contradictoire, qu'il ne soit pas aux cotés de Jésus, mais vacant à ses affaires personnelles, chez lui, loin du groupe apostolique, dont il est pourtant de très loin le membre préféré, jusqu'à avoir quasiment le rang d'apôtre ! Ne va-t-il pas même devenir l'auteur du quatrième Evangile ?
Alors que le Christ demande à ceux qui veulent l'aimer d'avantage que les autres, de tout quitter pour le suivre, Il aurait fait une sorte d'exception inexplicable pour un obscur disciple, totalement inconnu au bataillon, qui lui seul n'aurait pas eu besoin de tout quitter pour devenir un hyper intime de Jésus !
On se demande à ce compte là pourquoi le jeune homme riche serait parti tout triste, "car il avait de grands biens" : il lui aurait suffit de tout garder pour lui, et de devenir quand même le plus intime disciple du Christ, sans prêter la moindre attention à son conseil de tout vendre avant de le suivre.
Et au même titre, on se demande pourquoi saint François épousa "dame Pauvreté", et plut ainsi au Christ plus que beaucoup d'autres, si le détachement des richesses n'était pas si nécessaire que ça pour devenir l'intime du Christ.
Cet homme, riche propriétaire foncier de Jerusalem, ne peut donc en aucun cas être le DJA, qui suivait Jésus partout où il allait, en tant que membre du plus petit cercle des intimes du Christ.
Lazare, quant à lui, ne fut pas de cette sorte de disciples, mais seulement un ami, qui n'écrivit rien sur le Maître, car il n'était pas parti à sa suite.
Conclusion : il n'existe aucun argument probant pouvant attester que le DJA était en réalité un habitant de Jérusalem. Et c'est logique, puisque le DJA était Jean, le fils de Zébédée, l'apôtre que Jésus appela en premier à sa suite, qui devint son apotre préféré, et l'auteur de l'Evangile le plus théologique des quatre.

 

 

3 ) LE "DJA" ADMIS À LA SAINTE CÈNE, ALORS QU'IL N'ÉTAIT PAS L'UN DES DOUZE ?
Cest complètement incohérent. Cela voudrait donc dire que :
- la sainte Cène n'était pas strictement réservée aux douze apôtres en plus du Christ,
- et que pourtant, la très Sainte Vierge en aurait été exclue !
Cela ne tient pas une seule seconde. On tombe alors dans le plus vulgaire des sexismes.
La Vierge était là, puisqu'on la voit le lendemain au pied de la Croix de son Fils. Mais par contre, à la sainte Cène : "DEHORS ! FEMME ! "
Absurde.
Le DJA, admis dans le cercle des apôtres au Cénacle, car il était le propriétaire des lieux ?? Ah... et on lui proposa certainement aussi, par pure politesse, de devenir prêtre ??
Absurde.
Le disciple que Jésus aimait était saint Jean, le fils de Zébédée, il n'y a même pas de débat à ce sujet. Il n'y eut pas de "treizième convive", tout simplement parce que la sainte Cène était réservée exclusivement aux douze premiers évêques de l'Eglise naissante du Christ.

 

4 ) LE LAVEMENT DES PIEDS, UNE CORRECTION POUR LES DOUZE ?
---> Pourquoi prétendre rabrouer ceux qui insinuent que le lavement des pieds serait une sorte de "geste d'ultime purification", juste avant de recevoir la sainte Communion ? Le Christ ne dit-Il pas à saint Pierre qu' "il n'aurait pas de part avec Lui", à moins d'accepter ce geste, même sans bien encore le comprendre ? ( Jean 13,8 ) C'est donc que ce geste, enseignant l'extrême humilité aux apôtres encore orgueilleux, était nécessaire avant de leur donner pour la première fois la sainte Communion.
Mais pourquoi verser dans un autre excès, en prétendant que.... c'était "pour remettre en place les apôtres", pour "les calmer" ! Ces apôtres si bouchés par l'orgueil qu'ils se disputaient la première place auprès du Maître, et qui avaient donc "besoin d'une bonne remise en place", les bougres (!!!).
Or, Jésus ne fait pas ce geste prodigieux d'humilité "pour calmer ses apôtres" ( !!! ). Non, mais bien POUR LES ENSEIGNER, avec la plus grande des douceurs, dans son abîme d'humilité, sans du tout "les remettre en place", mais au contraire en les élevant d'une manière inimaginable : en se mettant à leur pieds, comme un esclave.
Notre Seigneur Jésus-Christ ne pouvait pas "calmer", comme on materait des orgueilleux, ceux qu'il allait juste après appeler avec tant d'amour et de respect "mes amis".
Mais si pour vous, et de manière totalement impropre, Jésus "matait" ainsi ses douze apôtres, c'est juste un procédé que vous employez pour séparer :
- d'un côté les douze, qui auraient eu besoin d'une bonne grosse lecon ( mais laquelle ?? )
- et de l'autre, ce "disciple que Jésus aimait", qui sans avoir eu besoin de tout quitter pour suivre le Christ, était spontanément devenu une étoile de sainteté, sûrement en raison des très hautes et très brillantes études scholastiques qu'il avait réalisées à Jérusalem à l'institut du Bon Pasteur, au séminaire ;)))))
Et votre démonstration est faite : comme il n'y avait aucun rapport entre la brutalité un peu stupide des "douze qu'il fallait calmer, mater, remettre en place", et cette etoile de sainteté qu'était le DJA, c'est donc selon vous que ce dernier ne pouvait pas être l'apôtre Jean, fils de Zébédée, qui faisait parti des gens "à redresser"...
Démonstration artificielle, qui vous amène immanquablement à une conclusion fausse.
Car le DJA était bien l'apôtre Jean, fils de Zébédée, il n'y a même pas de débat à ce sujet, et c'était "un ami" du Maître, et non quelqu'un "à redresser" ou "à calmer".
SAUF QUE ! Vous vous en sortez en prétendant que l'Eglise n'avait pas tranché la question au 2 ou 3e siècle avec l'aide du Saint-Esprit, mais... seulement pour obtenir au forceps la filiation de l'Evangile de saint Jean avec un apôtre !
Et c'est sûr que si l'on part du principe qu'au XXIe siècle, il faille corriger la desherrance bimillénaire ou presque de la sainte Eglise, on peut faire sortir n'importe quel lapin de son chapeau, en véritable artiste ;)))
Non : si la sainte Tradition a dit que le DJA était Jean le fils de Zébédée, c'est tout simplement que c'est vrai, il n'y a pas de débat à ce sujet.

 

5 ) SAINT JEAN L'EVANGELISTE ETAIT "BIEN PLUS QUE ÇA" ? ( fin de vidéo)
Là, M. l'abbé, bien que je ne pense pas que votre remarque ait pu être intentionnellement aussi tendancieuse, je n'ai pu m'empêcher d'en avoir froid dans le dos !
Saint Jean aurait du être plus que.... quoi ?? Plus qu'un simple prolo de base, que Jésus aurait arraché à ses pauvres filets de pêche ?? Et cela serait donc bien gênant de penser qu'il ne soit "que ça" ??
Mais que penser alors de saint Pierre, qui fut bien tel ? Il faudrait penser que "nous avons eu le premier pape que nous avons pu...", que "à défaut de cailles, on a du se contenter de grives, avec Pierre comme premier pape..." ??
Ce mépris ne vous ressemble pas, mais il est pourtant et malheureusement communicatif...
L'Eglise ne fête qu'un seul Jean, qu'elle élève au-dessus de la plupart des saints, tant est profonde et essentielle sa théologie : et elle fêterait ainsi le seul des deux Jean dont on saurait qu'il n'était pas l'apôtre fils de Zébédée, en mettant ce dernier totalement en oublie ? Voyons... voyons !...
L'Eglise pourrait-elle ne même pas se souvenir des faits et gestes de l'apôtre Jean, fils de Zébédée, et tout simplement oublier de le fêter ?? Impossible.
En voulant à tout prix faire de saint Jean "plus qu'un simple pêcheur" que l'Esprit-Saint aurait comblé comme saint Pierre de tous ses dons, et transformé en colonne de l'humanité croyante, en chef d'œuvre de Sagesse et d'Amour par la foi en Jésus-Christ, on délaisse tout simplement l'humilité, et l'essentiel, qui est dans la Foi en Notre Seigneur et dans la pratique des oeuvres de Dieu, le coeur empli de Charité avec le secours du Saint-Esprit.
Le Seigneur n'a-t-il pas voulu que tout soit simplement accessible à notre compréhension dans son Evangile, pour que nous n'ayons pas à perdre de temps en conjectures et déductions sophistiquées, avant de passer enfin à l'essentiel de la vie chrétienne ?
S'il n'en est pas ainsi, alors la vérité sur Jean serait uniquement accessible à un petit groupe élu de grands spécialistes, et cachée à presque tous les autres !
Ceci confine à l'absurde, car c'est précisément l'inverse de ce qu'affirme le Christ, exultant sous l'action de l'Esprit-Saint.
Le DJA est donc saint Jean, fils de Zébédée et apôtre, appelé par Jésus, tout comme Pierre, alors qu'il était simple pêcheur, pour en faire un "pêcheur d'hommes".
On ne peut pas faire "plus grand" que cela. Ce qui est méprisable aux yeux des hommes est grand aux yeux de Dieu.

 

6 ) L'APÔTRE QUE JÉSUS AIMAIT, CONNU DU GRAND PRÊTRE, ETAIT LUI-MÊME PRÊTRE, PORTANT LE PETALON, D'APRES UNE SOURCE AUTHENTIQUE INCONTESTABLE ?
Certainement pas. Que saint Jean fut "connu du grand prêtre", cela est incontestable, puisque l'Evangile lui-même le dit en toute clarté ( Jean 18,16 ).
1 ) Mais nous venons cependant de voir que saint Jean n'était pas ce citoyen de Jérusalem, propriétaire du Cénacle : cette hypothèse étant tout simplement incongrue pour de multiples raisons détaillées précédemment.
2 ) Pour la même raison que précédemment, il est parfaitement incongru de penser que l'évangéliste ait pu être prêtre de l'Ancien Testament, et porter le "pétalon" : si l'Eglise, éclairée par le Saint-Esprit, n'a pas retenue cette hypothèse, c'est que l'écrit affirmant ceci au sujet de Jean a été jugé par elle comme apocryphe, peu sûr, ou désignant tout simplement une autre personne.
---> Cette source apocryphe ou mal attribuée, très loin d'être convaincante, est donc à rejeter absolument, à moins de ne plus croire ce que croit et enseigne la sainte Eglise du Christ au moyen de la Tradition.
---> Ce fut exactement le même cas de figure avec les différents passages évangéliques, parlant de sainte Marie Magdeleine, à différentes périodes de sa conversion : toutes sortes de conjectures prirent fin, lorsque saint Léon le grand définit qu'il s'agissait bien d'une seule et même personne, ce qui clôt le débat. Et il serait absurde de l'ouvrir à nouveau.
2 ) Être "connu du grand prêtre" peut tout aussi bien vouloir dire "être connu de sa cour, de ses serviteurs".
3 ) Faut-il penser que le DJA était forcément "connu du grand prêtre" AVANT d'être devenu disciple du Christ ? Non, rien ne permet de l'affirmer : et ce n'est très certainement pas le cas, vu son tout jeune âge ( moins de 20 ans ! ).
4 )
5 ) Mais alors : comment saint Jean, le DJA, fils de Zébédée, a-t-il pu être connu du grand prêtre ou simplement de sa cour ?
L'hypothèse la plus sûre est celle-ci :
- lorsque les apôtres furent envoyés en mission, deux par deux, et que Judas, BIEN CONNU DES GRANDS PRÊTRES, fut envoyé avec lui.
C'est évident.
Avoir rencontré Jean, c'était l'apprécier, et avoir confiance en lui.
Et nul besoin d'avoir eu pour papa Jupiter, ou d'être un grand, familier du Temple et porteur de décorations, pour avoir des connaissances à Jérusalem, surtout pour Jean qui avec Judas, y avait très certainement déjà prêché.
Dans ce contexte particulier, "être connu" était tout à fait à la portée d'un humble pêcheur, devenu prêcheur, et pas n'importe lequel.
Conclusion : croyons sans aucune hésitation ce que nous rapporte la Tradition bimillenaire ( ou presque concernant cet apôtre ), ce que nous confirme l'Evangile par plusieurs biais tous convergents : il n'y avait qu'un seul Jean, fils de Zébédée et apôtre du Seigneur, qui fut le plus réceptif à l'amour et aux enseignements du Christ du fait de son très jeune âge et de son exceptionnelle pureté de cœur.
Devenu la harpe du Saint-Esprit, parfait reflet de son divin Maître le Christ, il sut parler de son Message comme aucun autre avant et après lui, et cela grâce aussi à la présence auprès de lui de la très sainte Mère de Dieu.

 

 

7 ) "Ma coupe, vous la boirez" : argument pour prétendre que l'évangéliste ( le disciple que Jésus aimait ) ne pouvait pas être l'apôtre saint Jean, puisque Jésus prédit à ce dernier le martyr ( "sa coupe à boire" ), alors que l'évangéliste serait mort, lui, de mort naturelle.
C'est ignorer que saint Jean l'évangéliste a bien réellement subit le martyr que son Seigneur lui avait prédit, c'est à dire qu'il fut exécuté pour avoir rendu témoignage au Christ ( ce qui est la définition du martyr ).
Ce ne fut que par un très réel et authentique miracle divin qu'il survécut au grill sur lequel il fut brûlé vif pour lui ôter la vie. Cela n'enlève rien au fait qu'il fut bel et bien martyrisé, tout comme sainte Maria Balouardy le fut par un musulman, et ne survécut à l'égorgement que par l'intervention miraculeuse de la sainte Vierge qui la soigna dans une grotte.
Saint Jean l'évangéliste à donc bien bu la coupe que Jésus lui tendait, sans la repousser, ce qui lui confère tout le mérite du martyr.
Le Seigneur aurait-il confié sa Très Sainte Mère à un homme dont la mère biologique était encore vivante et par ailleurs présente au moment de sa crucifixion ?
La subtilité de cet argument est facilement déjouable, car il néglige deux choses :
- ce n'était pas la première fois que le Christ désignait une personne en disant "Voici ta mère", ou pour mieux dire "Voici MA mère", ce qui est exactement la même chose. Or à ce moment là, Jésus avait bien déjà une mère biologique : comment donc pouvait-Il se permettre de désigner comme "sa mère" non pas une, mais plusieurs personnes ( une multitude en fait ) simplement parce qu'elles pratiquaient la volonté de son Père du Ciel ?
- Deuxièmement : Marie était déjà la mère de saint Jean, car bien avant que Jésus ne le lui dise, elle avait depuis longtemps exercé sa maternité spirituelle sur les apôtres. Et si Jésus n'avait rien dit à saint Jean, il est donc très fortement probable, vu la charité de celui-ci, qu'il se serait occupé de Marie comme un vrai fils. Jésus sur la croix ne fait donc que ratifier une réalité qui existait déjà. Saint Jean se montra le plus fidèle et le plus aimant de tous les apôtres, il était donc juste que ce soit lui, indépendamment de toute considération biologique, qui soit choisi comme protecteur de Marie.
- Et de plus : on voit bien que les considérations de filiations biologiques ne sont pas à proprement parler capitales pour notre Seigneur, et ne constituent au minimum pas d'obstacle à l'accomplissement de sa Volonté. À celui qui voulait enterrer son père avant de le suivre, Il réplique : "Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, suis-Moi."
À ceux qui veulent devenir ses disciples, Il oppose une fin de non recevoir à moins de "haïr son père, sa mère et jusqu'à sa propre vie" : c'est dire à quel point les liens biologiques n'ont pas valeur d'obstacle pour notre Seigneur, quand il s'agit d'accomplir sa Volonté.
Il est vrai aussi que seul l'évangile selon saint Jean précise le nom de Malchus, l'homme à l'oreille tranchée...
... et tout comme le fait que saint Jean fit entrer saint Pierre dans la cour du grand prêtre car il en connaissait une servante, cela voudrait dire qu'il avait une connaissance parfaite de ce milieu, qui était celui des grands du Temple, c'est-à-dire des prêtres dont il aurait fait ainsi naturellement partie.
Mais tout comme il est tout simplement aberrant que le disciple que Jésus aimait soit le propriétaire du Cénacle chez qui les apôtres furent envoyés préparer la Pâques à Jérusalem - pour toutes les raisons déjà développées sur cette page - , le fait que saint Jean connaisse une servante et le nom d'un homme de main est tout simplement humain : l'Evangile est humain, et non un mythe. Or il est humain d'avoir rencontré une personne et d'en être connu et apprécié, ce que Petitfils refuse même d'envisager, ce qui est absurde.
En effet, ON SAIT que Jean et Pierre furent envoyés en mission. Quoi de plus naturel que de rencontrer des gens, durant ces missions ? Il semble bien que Jean et Judas furent envoyés dans la région de Jérusalem : ayant fait la rencontre de Jean, quelle servante ne l'aurait pas apprécié et gardé en mémoire ? Pierre, au contraire, fut vraissemblablement envoyé évangéliser et faire des miracles dans d'autres contrées.
Dernier commentaire à ce sujet : "Le nom de ce serviteur était Malchus". Petitfils en conclut à la va-vite que c'est SUR LE MOMENT que l'évangéliste fut capable de nommer cet homme : au nom de quoi l'affirme-t-il ? Au nom de rien. C'est uniquement pour que cela puisse lui servir de "preuve", aussi hasardeuse et bancale soit-elle.
Qui sait si Malchus ne devint pas à son tour chrétien peu après la Passion, constatant le miracle de sa guérison ? Et dans ce cas, quoi de plus naturel que saint Jean ait pu apprendre son pseudonyme après coup, suite à leur rencontre, ou à la rencontre de ce dernier avec la Vierge Marie ? C'est tellement plus probable, et cohérent avec le fait que l'auteur du quatrième Évangile soit beaucoup plus généreux en détails.

 

Mais surtout, et cela invalide définitivement les arguments illusoires et non traditionnels de Petitfils, il y a Matthieu 19, 28 : "Vous qui m'avez suivi, vous siegerez sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël ".
Or, quelle est la thèse de Petitfils ? C'est : "Treize à la douzaine." Allez, treize, douze, c'est kif-kif, un de plus un de moins, quelle importance ? On n'est pas non plus à cheval sur un symbole, ce n'est pas cela le christianisme !
Ben si. Et si ça pose problème, pas à moi en tout cas.
Pour M. Petitfils, le "disciple que Jésus aimait" fut présent au Cénacle, et fut donc ordonné prêtre, et envoyé en mission pour "faire cela en mémoire de Lui" au même titre que les douze apôtres. Bref, il fut traité en tout par le Christ comme l'un de ses apôtres. Treize à la douzaine. Absurde. Et cela : en simple récompense pour leur avoir offert de gîte ??
Car il y a un autre problème capital : selon Petitfils, "le disciple que Jésus aimait" appartenait au milieu très élevé des prêtres portant le pétalon.
Première incohérence : comment atteindre à pareille dignité des la prime jeunesse, à à peine 20 ans ? Comme Jean n'obtint évidemment pas à 19-20 ans cette très haute distinction, c'est qu'il l'aurait donc obtenu... APRÈS la Passion du Seigneur ?? Mais quel disciple du Christ reprit une vie juive après la Résurrection et la Pentecôte ? Quel prêtre du Christ eut l'honneur juif de porter..... le pétalon ???
Mais ce n'est pas tout : Jésus n'eut aucun proche disciple issu du milieu sacerdotale du Temple, car il aurait été immédiatement repéré, interpellé et réprimandé publiquement par les pharisiens ses confrères, or cela n'arriva jamais, et pour cause.
Donc, il est exclu que ce disciple préféré fantasmé par Petitfils ait suivi le Christ partout où Il allait, ce qui correspond au fait qu'il aurait été un riche propriétaire de Jérusalem et attaché à sa charge de prêtre.
C'est donc un non sens absolu de prétendre que :
- quelqu'un ne l'ayant pas même suivi fut élevé par le Christ à la même dignité qu'un de ses apôtres, parce qu'en avoir treize pour le prix de douze, c'était quand même avantageux... mais : quid alors des TREIZE trônes pour juger les... DOUZE tribus d'Israël ??
- et que possiblement Jésus ait même remplacé son apôtre Jean par ce "prêtre-disciple qu'il aimait", puisque finalement on ne parle bien que de douze apôtres : le quatrième évangéliste aurait donc supplanté dans son Coeur le trop peu humble Jean fils de Zébédée, finalement écarté par Lui ???
Allons. Revenons à la réalité.

 

Enfin, les trois premiers évangélistes sont parfaitement connus, sans omettre beaucoup de détails.
On pourrait arguer : l'identité du quatrième évangéliste fut soigneusement cachée, contrairement à celles des premiers, afin de ne pas ridiculiser les autres qui n'étaient pas, eux, des grands prêtres.
Mais cela tombe tout seul, car alors, il aurait fallu aussi cacher le statut de médecin de saint Luc, pour ne pas trop faire sentir sa supériorité sur Marc, simple disciple de Pierre, et sur Matthieu, simple compteur de pièces d'or et de surcroît malhonnête à ses débuts ! Bref : aucune raison d'éviter de mettre en lumière les fonctions du quatrième évangéliste par mesure d'humilité.
C'est même tout l'inverse : jamais un homme totalement épris de la gloire du Seigneur, et donc s'effaçant devant Lui comme le fit saint Jean-Baptiste le Précurseur ( dont il est d'ailleurs le seul à rapporter aussi précisément ces très humbles sentiments d'effacement), n'aurait consenti à produire une œuvre sur la Vie du Seigneur en la détournant à son profit personnel, en en faisant le prétexte à un véritable jeu de piste pour découvrir sa vraie identité, donc : une sorte d'évangile caché dans son Evangile, ou encore "le jeu de qui découvrira qui je suis vraiment".
Non, impossible. Son oeuvre est toute entière dédiée au Christ, destinée à nous faire comprendre QUI IL EST, Lui, le Fils unique du Père, afin que nous obtenions la Vie Éternelle.
Si l'autre fonction de cet evangile est de nous faire parcourir un véritable jeu de piste pour que les plus malins d'entre nous y découvrent qui se cache derrière l'appellation "le disciple que Jésus aimait", alors nous sommes devant une forme évidente d'impureté de cet Evangile, qui ne peut alors en aucun cas être écrit sous la motion de l'Esprit-Saint, en qui il n'y a pas trace d'ombre ni de repli sur soi-même.
Ce qui aurait bien été le cas si l'auteur, sachant pourtant très bien que toutes les générations futures sans exception se seraient demandé qui il était, aurait volontairement cultivé l'ambiguïté afin que l'on se trompe à son sujet pendant près de 2000 ans.
Mais même ainsi, pouvait-il ignorer, cet évangéliste forcément chrétien ( oui, forcément... ) que, quels que soient ses efforts pour brouiller les pistes, le Saint-Esprit qui sait tout aurait de toute manière éclairé la sainte Eglise à son sujet de manière infaillible, dès qu'il aurait eu le dos tourné ??
Dans ce cas, pour quelle raison aurait-il essayé de jouer au plus fin avec Dieu ??
Bon, voilà quoi. L'Eglise a raison, et monsieur l'historien a tort. Je ne vois pas que cela casse trois pattes à un canard...
Mais je me mets à genoux pour demander pardon de mon orgueil à mon cher ami Spina Christi 2, et à travers lui au Petit Enfant Dieu qui vient de naître.
À Lui tout honneur et gloire pour les siècles des siècles !

 

8 )

1 ) La communion des saints.
Si les quatre évangélistes ne furent pas en communion les uns avec les autres, personne ne le fut jamais avec ses frères dans toute l'histoire de l'Eglise.
Mais on a une preuve indubitable dans le prologue de saint Luc qu'il n'ignorait pas les autres. Aucun des évangélistes ne se comporta comme le créateur d'un bloc monolythique, à charge à d'autres de les rassembler et de les juxtaposer dans le Nouveau Testament. Impossible.
Et une telle ressemblance entre Matthieu, Marc et Luc exclut cette hypothèse des monolythes s'ignorant les uns les autres, ce qui aurait d'ailleurs été contraire au Commandement d'Amour du Seigneur.
Impossible de la même façon que le quatrième Évangile ait pu être rédigé en ignorance ou concurrence des trois autres. Pour une simple question de charité, d'unité de l'Église. Son auteur savait pertinemment que celui qui le lirait aurait lu au préalable les trois autres Évangiles que lui-même connaissait par cœur.
Or, il est question :
- d'un saint Jean en Matthieu,
- d'un saint Jean en Marc,
- d'un saint Jean en Luc,
- et il s'agit d'une seule et même personne : l'un des fils de Zébédée, un des premiers disciples du Christ devenu par la suite l'un de ses Douze apôtres.
Après quoi, le quatrième évangéliste produit un texte qu'il nomme : "Évangile selon ( saint ) Jean" - oui, car il ne s'est tout de même pas canonisé lui-même ;) -
Il n'y a donc que deux options :
- soit il est cohérent et en communion avec les trois premiers évangélistes, sachant que ses propres lecteurs les ont déjà lus et se sont donc déjà familiarisés avec saint Jean l'apôtre : et ainsi, son fameux "Évangile selon ( saint ) Jean" désigne bien la même et unique personne dont il a été question sous la plume de ses confrères. Il sait ne pas avoir à faire la moindre précision, car elle serait inutilement redondante : saint Jean, c'est lui-même, et c'est celui dont parlent M&M&L.
- soit il choisit volontairement d'induire tous les chrétiens de tous les temps en erreur, puisqu'il sait pertinemment que 99,999999% des gens vont tomber dans son panneau, du pape jusqu'aux gueux en passant par les prêtres, les humbles laïcs, et même les voleurs de poules ( ), puisqu'arriver en dernier et désigner un saint Jean différent, inconnu, sans aucune précision, alors que les trois premiers l'ont déjà clairement désigné à tous comme étant le fils de Zébédée devenu apôtre du Christ, c'est non seulement une tromperie, mais délibérément et outrageusement méprisante pour l'intelligence des petits sans malice. Or Jésus s'adresse en tout premier à eux, non aux sages et aux intelligents.
Il n'y a pas de milieu, pas de troisième solution. Et la deuxième : ce n'est pas qu'elle soit impossible par principe ( les hommes sont en principe suffisamment mauvais pour faire le mal ), mais cela ne correspond tellement pas à ce que nous connaissons de l'amour évangélique et de la communion des saints, pour tout dire elle est tellement répugnante, qu'elle s'avère de fait impossible. Il ne reste donc que la première.
Et je ne COMPRENDS PAS que cela ait pu échapper à M. l'abbé Laguérie, que j'admire par ailleurs, mais pas pour son caractère assez... particulier, disons ombrageux, mais j'ai pour ma part bien plus de défauts que lui, et m'en reprends sincèrement.
2 ) Les épisodes uniquement rapportés par saint Jean
"En 1 Jean 1, nous pouvons lire : "ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché du Verbe de vie, nous vous l’annonçons. (...) Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi..." Or de ce que l'Apôtre Jean (le frère de Jacques et fils de Zébédée) a vu avec certitude et qui est rapporté dans les autres évangiles ne figure pas dans celui de saint Jean."
- 1 Cette citation montre à l'évidence que saint Jean l'évangéliste avait suivi le Christ au plus près et non de loin, il ne parle pas comme un témoin indirect des faits, mais "DE CE QUE SES MAINS ONT TOUCHÉ, de ce que ses yeux ont vu" : or j'ai déjà démontré que s'il avait été le riche propriétaire du Cénacle, seulement ami de Jésus au même titre que Lazare, cela lui aurait été impossible d'être témoin direct de tout ce qu'il raconte. Pour ce qui est du cas de Nicodème : il ne fut pas un disciple du Seigneur, il ne le fut que plus tard. Son attachement au Temple l'empêcha de tout quitter pour suivre le Christ, ce qui aurait été la condition minimum pour devenir..... le préféré ! ( vu que c'est le premier critère d'attachement du Christ à ses apôtres : "Vous qui avez tout quitté pour me suivre" ). Comme saint Jean fut bien "le préféré", cela implique nécessairement au strict minimum qu'il quitta tout pour suivre le Christ.
Sinon, le Christ aurait choisi son préféré parmi les moins généreux de ses disciples, et celui-ci aurait réussi "fingers in the nose" à supplanter saint Pierre ayant, lui, tout quitté comme le Christ le lui avait demandé. C'est absolument incohérent.
J'avais déjà développé l'inconvenance de supposer que Jésus aurait admis "le préféré" au Cénacle "pour faire honneur au proprio" , et de laisser dans le même temps sa sainte Mère dehors : personnellement, j'évite d'y penser tant cela me met mal à l'aise. Ce n'est pas Jésus. Ça n'a aucun fondement.
Le proprio : oui, parce que c'est mon préféré, mais la Préférée, l'immaculée : à la cuisine. Non. Non.
2 L'argument comme quoi les passages uniquement rapportés par saint Jean montrerait à l'évidence sa plus grande érudition et son appartenance au milieu des prêtres, est un argument particulièrement faible :
en effet, saint Jean était parfaitement libre de suivre l'Esprit-Saint qui lui demandait de raconter tel épisode non rapportés par M&M&L : cela n'a aucune valeur ni d'argument, ni de preuve, au moins à mes yeux.
Ce n'est pas parce que saint Jean se singularise qu'il est par là même à désigner comme un notable, un prêtre ou que sais-je.
Il se distingue principalement par le caractère prolixe de ses récits. Et plutôt que de concurrencer MM&L, il préfère ajouter d'autres épisodes pour les détailler.
Toujours selon moi : il ne faut pas vouloir à tout prix faire preuve d'une finesse tellement fine qu'elle en devient pinaillerie illusoire, le bon sens suffit.
3 ) Saint Jean, dont l'esprit est si élevé, ne pouvait quand même pas être un simple fils de pêcheur comme l'apôtre Jean de Zébédée.
Ainsi, la nature même de l'Evangile prouverait que son auteur était distinct de Jean l'apôtre, l'orgueilleux fils du tonnerre, à qui le Christ avait même dû rabattre son caquet tout comme à Jacques.
Mais nous voici alors en face de l'absurde.
En effet, d'après son evangile et d'après tout l'honneur que lui donna l'Eglise au cours des siècles, vu son importance primordiale ( n'est-il pas désigné dans l'iconographie comme l'aigle ? ), saint Jean l'évangéliste pourrait être nommé en toute justice "Jean le Majeur".
Mais mais mais mais mais ? ...
Comment appelle-t-on Jacques, le frère de Jean l'apôtre et fils de Zébédée, déjà ? On l'appelle : Jacques LE MAJEUR.
Mais attendez, attendez, attendez.... oh.... y'a un truc, là !..... On s'était pourtant bien mis d'accord que de Zébédée, il ne pouvait pas sortir grand chose de terriblement "spirituel", non ? Mais alors, comment se fait-il qu'un fils de Zébédée, un type un peu mal dégrossi en somme, accepté tout juste par pitié dans le groupe apostolique, soit arrivé finalement à être désigné comme "LE MAJEUR" ??
Ah mais non, en fait l'erreur n'est peut-être pas du tout là où l'on pense ! L'erreur est donc plutôt de penser que "de Zébédée, il ne pouvait pas sortir quelqu'un de hautement spirituel" !
Ben oui, ça devient tout d'un coup très cohérent :
- Jacques, tout fils de Zébédée et tout ascendant pêcheur qu'il soit, est bien devenu "Jacques le Majeur"
- et rien ne s'oppose donc à ce que son frère de sang puisse être devenu "Jean le Majeur", c'est à dire un des plus grands géants de la foi, de l'espérance et de la charité évangélique.
L'erreur de casting n'en était tout simplement pas une ;))
4 ) Les apparitions de saint Jean
Et voilà qui a le pouvoir de nous délivrer entièrement de tout doute.
Oui, l'Eglise à eu des apparitions de saint Jean ! Je pense notamment au jour où il est apparu en compagnie de la sainte Vierge à Knock en Irlande en 1879, mais aussi à saint Séraphim de Sarov, lorsque la Vierge vint le guérir par deux fois. Elle se tourna vers le bien-aimé saint Jean apparu auprès d'elle, et lui dit, en lui désignant le saint malade avec un sourire : "Il est de notre race."
J'en oublie, car ma culture est limitée.
Mais l'apparition, dans l'Eglise catholique, est une VALIDATION des connaissances, toujours.
Par exemple : la Vierge valide ce que l'Eglise sait d'elle, lorsqu'à Lourdes elle dit son nom "l'immaculée Conception" à Bernadette.
Si elle n'apparaît pas aux protestants, ce n'est pas parce qu'elle ne les aime pas, c'est parce que les protestants ne l'a connaissent pas et ne veulent pas la connaître.
Aucun saint n'apparait en étant inconnu, encore moins sans dire clairement qui il est. Cela n'arrive donc que dans les Églises catholiques et orthodoxes, dans aucune autre, car seules ces Églises tirent leur origine de la sainte Eglise du Christ, et en gardent une connaissance traditionnelle.
Si saint Jean apparaît à l'Eglise catholique, c'est qu'elle est dans le vrai à son égard, car aucun saint ne joue à cache-cache, on ne s'amuse pas à se dissimuler, quand on est du ciel.
Ah oui, j'oubliais une apparition de la sainte Vierge en Bretagne, sous les traits d'une jeune Enfant de quatre ans, et entourée par plusieurs autres enfants, dont saint Pierre et saint Jean. Je retrouverai le lieu, la date, les circonstances etc...
Et je ne cite pas l'apparition de Notre Dame de Grâce, car je ne suis pas sûr et certain que saint Jean y soit apparu en compagnie de saint Bernard et sainte Marguerite.
Mais toutes ces apparitions nous confortent dans la confiance absolue que nous pouvons mettre dans la Tradition catholique, qui a toujours cru à l'existence d'un seul et unique saint Jean, apôtre et évangéliste, ce qui est on ne peut plus cohérent : Pierre Jacques et Jean ne furent-ils pas choisis par le Christ pour être les plus intimes de ses intimes, les détenteurs des secrets comme ceux de sa Transfiguration et de son Agonie ?
5 ) La fête et les honneurs donnés à saint Jean par l'Église.
C'est absolument immuable, et obligatoire : à la sainte Messe, chaque prêtre doit nommer lors du Canon, les noms de Pierre, André, Jacques et Jean, Paul, Corneille, Sixte et Cyprien etc.....
Et là : rien à faire. Rien - à - faire.
Aucune "découverte tardive" n'y changera rien, jamais : il ne sera jamais fait mention que d'un seul et unique saint Jean dans le Canon de la Messe, laquelle a été canonisée solennellement par saint Pie V. Et cette canonisation ne peut pas être trompeuse : elle est véridique, pure, au-dessus de tout soupçon d'erreur.
Non, la sainte Eglise ne fera JAMAIS mention d'un deuxième saint Jean. Or, si effectivement il s'avérait qu'il y ait eu effectivement deux saints Jean distincts, alors cela serait une terrible injustice pour l'un d'entre eux de n'être même pas mentionné a la Messe, ni fêté par l'Eglise après avoir donné toute sa vie pour fonder l'Église du Christ !
Et dans cette histoire, qui serait "le grand perdant" ? Et bien, ce ne serait certainement pas saint Jean l'évangéliste, car c'est de lui qu'il est sans cesse question à chaque fois que l'Eglise parle d'un "saint Jean" : l'aigle, "Celui que Jésus aimait", le premier et plus grand docteur angélique etc...
Dans l'histoire, en admettant juste une seconde que l'historien Petitfils repris par M. l'abbé Laguérie ait raison, il FAUDRAIT admettre ( nul trace de sophisme là dedans, c'est une nécessité absolue ) que l'apôtre saint Jean, fils de Zébédée, ait littéralement disparu, écrasé par la mémoire de saint Jean l'évangéliste, parfaitement gommé, retranché des livres, mis au rang des grands absents après avoir cependant été favorisé des plus grandes grâces d'intimité par le Seigneur.
Il était clairement sur le chemin d'être au minimum l'un des apôtres préférés, et puis :..............
PFFFFFFUIT !!!.......
on perd totalement sa trace, on n'en entend même plus parler, son nom n'est tout simplement pas même retenu ! Aucune mémoire, aucun souvenir, aucune fête. Rien. Le vide totale.
Je n'ai pas de mot assez fort pour qualifier cette gabegie, c'est indigeste, c'est souffreteux, orgueilleux, boiteux, tout ce qu'on veut sauf cohérent et vrai.
Soyons donc entièrement et définitivement rassurés si c'est possible : saint Jean.... il n'y en a eu qu'un seul. Le Ciel nous le dit, l'Eglise nous le dit, un pauvre historien égaré repris par un prêtre le contredit : et alors ? Et après ?
Ce que l'Eglise n'a pas retenu est tout simplement apocryphe, c'est tout. Petitfils se passionne pour ce qui est apocryphe, et bien c'est son choix.
Bonne et sainte lecture de l'Evangile selon saint Jean, le disciple que Jésus aimait, l'apôtre qui suivit l'Agneau jusqu'à la croix et recueillit chez lui Marie la Mère du Christ, sa Mère et notre Mère.
Bien à vous dans la si grande joie de Noël ! Un Sauveur nous est né, un Fils nous a été donné, Il a reçu l'empire sur ses épaules, et ce nom lui a été donné : "Conseillé merveilleux, Dieu fort, Père Éternel, et Prince de la Paix " +

"Les deux Jeans" : démontage de la théorie fumeuse et hérétique de Jean Staune

"Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez."

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